Décrivez votre besoin : l'outil vous pose les questions qu'un bureau d'études poserait — charge, cadence, environnement, sécurité, interfaces — puis structure vos réponses en un cahier des charges exploitable.
Conçu pour les projets industriels : machines spéciales, convoyeurs, postes automatisés, robots mobiles, structures métalliques. Pas pour les projets web.
Décrivez votre besoin en quelques lignes
Fonction, charge, dimensions, environnement, cadence — ce que vous savez déjà. Le reste deviendra des questions.
Gratuit, sans compte, sans carte bancaire · 3 documents par jour
Ce que l'outil ne fait pas
Il ne remplit pas les blancs. Une rubrique sans information disparaît du document au lieu de recevoir une phrase creuse, et ce qui manque part dans « Points à clarifier ». Un cahier des charges qui a l'air complet alors qu'il ne l'est pas se signe ; un cahier des charges visiblement troué se travaille.
Ce que doit contenir un cahier des charges industriel
Neuf rubriques suffisent à cadrer un équipement sur mesure. Les trois dernières sont celles qu'on oublie le plus souvent — et ce sont celles qui décident du prix final.
1
Objet et périmètre
Ce qu'on conçoit, ce qu'on ne conçoit pas, et où s'arrête la fourniture. La moitié des litiges naît de cette ligne manquante.
2
Expression du besoin
À qui l'équipement rend service, sur quoi il agit, dans quel but. Formulé en fonction, pas en solution.
3
Données d'entrée
Charge, cadence, dimensions, encombrement disponible, produit manipulé. Des valeurs chiffrées, pas des adjectifs.
4
Environnement
Température, humidité, poussière, lavage, ATEX, agroalimentaire. C'est ce qui décide des matériaux et des indices de protection.
5
Interfaces avec l'existant
Ce à quoi la machine se raccorde : hauteurs de reprise, énergies disponibles, supervision, réseau, sol.
6
Exigences de sécurité
Personnes exposées, modes de marche, accès en maintenance, niveau de performance attendu.
7
Exigences réglementaires
Directives et normes applicables, marquage attendu, documentation à fournir à la livraison.
8
Critères d'acceptation
Comment on constatera que la machine est conforme : quoi, mesuré comment, à quelle valeur, avec quelle tolérance.
9
Contraintes de projet
Budget cible, délai, jalons, contraintes de montage sur site, période d'arrêt disponible.
Les 6 erreurs qui font dériver un projet de machine
—Décrire une solution au lieu d'un besoin
« Je veux un vérin pneumatique » ferme la porte à l'électrique avant même l'étude. Écrivez la fonction — déplacer telle charge, sur telle course, à telle cadence — et laissez le concepteur arbitrer.
—Des critères non mesurables
« Robuste », « rapide », « ergonomique » ne se vérifient pas à la recette. Chaque critère doit porter une grandeur, une valeur et une tolérance.
—Oublier la cadence
C'est la donnée qui dimensionne tout : motorisation, refroidissement, usure, taille des stocks tampons. Un cahier des charges sans cadence n'est pas chiffrable.
—Passer l'environnement sous silence
Lavage haute pression, poussière abrasive, atmosphère corrosive : découvert en phase de montage, ça se paie en refonte, pas en option.
—Ne pas dire ce qui est exclu
Génie civil, raccordements, formation, pièces de rechange, transport : tout ce qui n'est pas écrit sera supposé, et les deux parties ne supposeront pas la même chose.
—Ne pas figer les critères d'acceptation
Sans eux, la recette devient une négociation. Avec eux, c'est une vérification.
Cahier des charges fonctionnel ou technique ?
Les deux existent et ne servent pas au même moment. Le cahier des charges fonctionnel (méthode NF X50-151) exprime le besoin en fonctions de service, sans imposer de solution : il laisse au concepteur la liberté d'arbitrer, et c'est ce qui permet de comparer des offres techniquement différentes.
Le cahier des charges technique arrive après, une fois l'architecture choisie : il fige des solutions, des références et des interfaces pour la réalisation.
Cet outil produit un document mixte, adapté à l'avant-projet : fonctionnel sur le besoin, précis sur les contraintes déjà connues. C'est le document qu'on envoie pour obtenir un chiffrage crédible.
Sur la forme, oui : il est structuré et prêt à envoyer. Sur le fond, il ne contient que ce que vous avez saisi — relisez-le avec l'œil du métier avant de le transmettre à un fournisseur.
Mes données sont-elles conservées ?
Non. Sans compte, rien n'est stocké après la session. Votre saisie est transmise au modèle pour produire le document, et n'est pas utilisée pour entraîner de modèle. Voir la méthodologie.
Pourquoi seulement 3 documents par jour ?
Chaque document coûte un appel au modèle, et l'outil est gratuit et sans compte. Trois permet de reprendre un cadrage après avoir posé les bonnes questions à son client, sans transformer la gratuité en facture ouverte. Un compte lève la limite.
Est-ce adapté à un projet non industriel ?
Non. Les questions posées portent sur des charges, des cadences, des environnements et des normes machine. Pour un projet logiciel ou un site web, d'autres générateurs sont plus adaptés.
Et après le cahier des charges ?
C'est l'étape 1 sur 6. Viennent l'analyse fonctionnelle, l'architecture et ses variantes, la nomenclature chiffrée, les coûts et le planning. RAAI Designer produit la suite à partir de ce document — voir un dossier complet.