Comment RAAI produit un dossier — et ce qu'il ne sait pas faire
Un ingénieur qui reçoit un dossier chiffré vérifie trois prix qu'il connaît. S'il en trouve un faux et que rien ne l'annonçait, il ne conclut pas « ce prix est faux » : il conclut « tout est inventé ». Il a raison.
Cette page décrit donc la chaîne complète : d'où viennent les prix, comment le score est calculé, quels contrôles tournent, et où se trouvent les limites. Rien n'y est présenté comme plus sûr qu'il ne l'est.
Les quatre étapes d'un dossier
D'où viennent les prix
Chaque ligne de nomenclature est chiffrée par la première source disponible dans cet ordre. Une source plus haute écrase toujours une source plus basse :
C'est la raison d'être de la bibliothèque : plus vous l'alimentez, plus la part de vos dossiers chiffrée au rang 1 augmente, et moins vous dépendez d'estimations génériques.
Les contrôles de cohérence
Un modèle de langage peut produire un total parfaitement plausible et faux d'un facteur dix. Le chiffrage est donc confronté à des ordres de grandeur métier : selon la catégorie d'équipement reconnue, un budget total hors de ces bornes déclenche un écart signalé sur le dossier.
Ces bornes sont larges à dessein : elles n'ont pas vocation à valider un prix, seulement à attraper un résultat aberrant. Un écart signalé ne veut pas dire que le dossier est faux — il veut dire qu'il faut le regarder avant de l'envoyer.
Ce que mesure le score d'ingénierie
Le score ne note pas la qualité de la machine. Il note la maturité du cahier des charges.
Le calcul est simple, et c'est volontaire — un indicateur qu'on ne peut pas expliquer ne sert à personne :
- Chaque typologie d'équipement part d'une note de référence, déclinée sur cinq axes — performance, coût, complexité, fabrication, sécurité.
- Chaque point d'incertitude non levé — une information manquante, un risque identifié sans parade — retire 7 points.
- La pénalité est plafonnée à 30 points et le score ne descend jamais sous 35 : un dossier très incomplet reste un point de départ, pas un échec.
Conséquence pratique : un score bas est une liste de questions à poser à votre client, pas un verdict sur la faisabilité. Répondre aux points signalés et relancer le dossier fait remonter le score, parce que l'incertitude a réellement diminué.
Un garde-fou explicite : une alerte à laquelle vous avez répondu entre-temps est retirée avant affichage. Un dossier qui reproche une information figurant dix centimètres plus haut ne se relit pas deux fois.
Ce que RAAI ne sait pas faire
Cette liste est aussi importante que la précédente. Si l'un de ces points est critique pour votre projet, RAAI ne remplace pas le travail correspondant :
Quelle IA, et ce qu'elle fait de vos données
Les modèles utilisés sont ceux de l'API d'Anthropic (famille Claude). Concrètement :
- Vos cahiers des charges sont transmis à l'API pour produire le dossier, et ne servent pas à entraîner de modèle.
- Pendant le lancement, l'application est un atelier ouvert : les dossiers créés dans l'app sont visibles par tous les visiteurs — n'y déposez pas de projet confidentiel.
- Votre bibliothèque — prix négociés, fournisseurs, catalogues — reste attachée à votre compte et n'est jamais partagée entre comptes.
- Le partage avec un client passe par un code d'accès que vous générez, sur une vue restreinte.
Le détail figure dans la politique de confidentialité.
Qui est derrière RAAI
RAAI Designer Studio est conçu et développé par Raphaël Lapèze. Les typologies couvertes, les postes de nomenclature, les bornes de cohérence et la structure des dossiers viennent de la pratique de la conception d'équipements industriels — pas d'une extraction automatique de documentation.
Une question sur la méthode, un désaccord sur un chiffrage, un cas que RAAI traite mal : raphael.lapeze@gmail.com. Les corrections de méthode viennent de ces retours.
Jugez la méthode sur un dossier réel
Un dossier complet est publié en entier — nomenclature, chiffrage et score compris.